Les Jeux Olympiques de 2016 se sont déroulés du 5 au 21 août à Rio de Janeiro. Alors que les capitales du monde entier se battent déjà pour accueillir les JO d’été de 2024, les jeux de 2016 apparaissent pour le Brésil comme un poids supplémentaire pour un pays déjà plongé dans un profond marasme économique. Certes, l’organisation des jeux peut représenter une aubaine pour le pays hôte comme cela été le cas pour Barcelone 1992 ou même Londres 2012, mais rien n’est moins sûr pour le Brésil, dont la facture se chiffrerait entre 10 et 12 milliards d’euros, essentiellement financée par la dette publique. Entres des infrastructures déjà délabrées, une pollution à haute dose, l’insécurité et la menace de Zika, les JO de 2016 ont accumulé les facteurs négatifs depuis plusieurs mois, laissant craindre un fiasco total.

 

Les JO, un évènement sportif qui remonte à l’antiquité

Les Jeux Olympiques sont un évènement sportif international de grande ampleur regroupant tous les quatre ans des milliers d’athlètes qui s’affrontent durant les sports d’été et d’hiver. C’est la ville d’Olympe en Grèce qui a accueilli les premiers Jeux durant l’Antiquité, créés selon la légende par Héraclès lui-même. Le baron Pierre de Coubertin leur a donné un coup de neuf en 1894 en fondant le Comité international olympique ou CIO, ce qui a signé le début des Jeux Olympiques modernes tels qu’on les connaît aujourd’hui, avec les Jeux Paralympiques, les Jeux Olympiques d’hiver et les Jeux Olympiques de la jeunesse.

 

Les Jeux de 2016 coûtent très cher au Brésil, déjà en récession

L’État régional de Rio de Janeiro, en proie à une crise budgétaire de grande ampleur, a été contraint  le 17 juin dernier de se déclarer en faillite afin d’assurer les Jeux du 5 au 21 août. Ce décret alarmiste a permis tant bien que mal de financer les Jeux olympiques 2016, au risque de l’effondrement des services publics nécessaires au bon fonctionnement du pays tels que la santé, l’éducation et la gestion environnementale. L’« état de calamité publique » donne le droit à l’état d’employer toutes les mesures exceptionnelles à sa disposition en vue du bon fonctionnement des Jeux olympiques et paralympiques de 2016, principalement en réduisant les dépenses pour optimiser la gestion des fonds publics.

 

crise economique au bresil

 

Des retombées économiques limitées pour le Brésil

La grande majorité des brésiliens se sont montrés pessimistes à l’égard des Jeux, bien conscients de leur faible impact sur l’économie du pays. Cela coûte cher, alors que le Brésil peine déjà à assurer son fonctionnement interne en matière de santé, d’éducation et de transports. Construire des stades, cela relève du prestige et non pas de la nécessité. En 2015, le Brésil enregistre déjà deux années de récession consécutives, ce qui n’était pas arrivé depuis les années 1930. La raison de ce déclin est simple : le pays est spécialisé dans les matières premières, ce qui le rend vulnérable en cas de baisse de la demande. Ainsi après la crise économique chinoise les recettes de l’État ont fondu, tandis que l’investissement a baissé. Selon Goldman Sachs, à défaut d’aider l’économie brésilienne, les 9 milliards d’euros investis dans les infrastructures sportives sont insuffisants pour stimuler l’activité économique du pays.

 

« Il n’est pas exagéré de dire que le Brésil traverse une période exceptionnelle. La crise politique et économique est sans précédent. Tout ceci fait que la préparation des JO est pleine de défis », Thomas Bach, président du CIO.

 

Les problèmes et scandales se sont accumulés à Rio

À Rio, c’est la débandade. Tout d’abord,  le village olympique est loin d’être à la hauteur : fuites d’eau, échafaudages chaotiques et tentes évoquent davantage un camp militaire dans le désert qu’un évènement sportif. Selon plusieurs médias, l’état vétuste du village olympique qui a causé le départ en grande pompe de l’équipe australienne serait dû au mécontentement des ouvriers quant aux retards de leur paiement. Lors de l’inauguration, le village olympique présentait déjà de nombreuses avaries dans la moitié de ses immeubles, qui ont dû être pris en charge en urgence par 630 plombiers. Le métro n’a pas non plus été terminé dans les temps, et les athlètes ont dû effectuer des trajets interminables (plus d’une heure trente) pour accéder aux différents lieux de compétition. Il faut aussi compter sur la pollution des eaux : lors de sa désignation comme ville hôte des Jeux Olympiques en 2009, Rio s’était engagé à traiter les eaux de sa baie. Mais sept ans plus tard, on assiste toujours au déversement des eaux usées dans la baie de Guanabara, ce qui entraîne la prolifération de toutes sortes de bactéries. Les athlètes ont ainsi dû éviter les objets flottants entre deux passages de bouée.

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