Le 19 septembre dernier, c’est le film “120 battements par minute” qui a été choisi par le CNC pour représenter le cinéma français aux Oscars 2018.

L’oeuvre du cinéaste Robin Campillo traitant du difficile sujet de l’épidémie du sida dans les années 1980-1990 sera en compétition pour l’Oscar du meilleur film étranger, aux côtés de “Barbara” de Mathieu Amalric et de “Redoutable” de Michel Hazanavicius.

Catégorie «meilleur film en langue étrangère»


Le film de Robin Campillo a été choisi par le Centre National de la Cinématographie (CNC) pour représenter la France aux Oscars 2018, dans la catégorie «meilleur film en langue étrangère».

L’Académie des Oscars choisira ensuite les cinq films finalistes, ce qui signifie que le film français  doit encore passer les pré-sélections afin de faire partie des cinq derniers films en lice et concourir le 23 janvier prochain.

La cérémonie se déroulera le 4 mars 2018 au Théâtre Kodak, à Los Angeles.

Synopsis du film

L’intrigue se déroule au début des années 1990. Nathan assiste à une réunion d’Act Up Paris, une association qui fait de la prévention contre le VIH et lutte pour les droits des séropositifs.

Pendant cette réunion mouvementée, il fait la connaissance de militants passionnés par leur combat. Nathan apprend par la suite le mode de fonctionnement de l’association et s’investit de plus en plus dans le mouvement.

Il participe à des groupes de réflexion ainsi qu’à des interventions dans les laboratoires pharmaceutiques qui font avancer la recherche. Au fil de l’histoire, il se rapproche de Sean, un jeune homme séropositif aux idées radicales.

Un film qui a bouleversé le monde entier

La Présidente du CNC, Frédérique Bredin ne tarit pas d’éloges sur “120 battements par minute”, qui serait d’après elle un film “ambitieux, engagé et porté par des acteurs remarquables”.

Cela n’est pas pour rien que le film a remporté le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2017. En attendant les Oscars, le film sera en compétition pour la 43ème édition des Césars qui se déroulera le 2 mars prochain.

L’Académie des Oscars a reçu 80 candidatures

Prix Oscar décernés par les anciens gagnants

Dès la fin de l’année, la commission des films étrangers des Oscars publiera la liste des 9 films et pays retenus pour ensuite révéler le 23 janvier la liste finale des 5 prétendants à l’Oscar du meilleur film étranger.

“120 battements par minute” sera en compétition avec deux autres films français, “Le Redoutable” de Michel Hazanavicius, et “Barbara” de Mathieu Amalric. Pour rappel, c’est en 1992 que la France a remporté son dernier trophée avec le film Indochine.

120 battements par minute : moment clé de l’histoire

Le film revient sur un moment important de l’histoire du VIH : le 25 avril 1991, alors que le sida tue depuis plus de 10 ans, les médias révèlent “l’affaire du sang contaminé”.

Via des transfusions sanguines, des femmes enceintes, enfants et personnes âgées ont attrapé le virus. Robin Campillo fait ici un travail de reconstitution d’un crime d’Etat.

Mais dans les années 90, l’épidémie fait des ravages au sein de la communauté homosexuelle et emporte des personnalités françaises, telles que Michel Foucault, Thierry le Luron ou encore Guy Hocquenghem.

Découverte de l’association Act Up

Le film permet de découvrir la branche parisienne d’Act Up qui aide les personnes atteintes du VIH. On comprend vite qu’il s’agit bien plus qu’une simple association.

Un nouveau venu demande à Sean ce qu’il fait dans la vie, ce dernier répond : « Ma vie, c’est Act Up ». Grâce à cette structure, les membres peuvent partager leur expérience, leurs craintes et comparer leurs niveaux de T4. Une organisation bien rodée et essentielle pour beaucoup de malades.

Ces acteurs français qui ont remporté un Oscar

Claudette Colbert fut la première française à recevoir l’Oscar de la meilleure actrice en 1935, grâce au film «New York-Miami» de Frank Capra, c’est la consécration.

Simone Signoret suit en 1960 avec le film «Les chemins de la ville haute», et Claude Lelouch en 1967 pour «Un homme et une femme». La “french touch” est alors devenue la grande tendance à Hollywood.

En 1997, la sublime Juliette Binoche décroche l’Oscar du Meilleur second rôle pour «Le Patient anglais», et le fameux «The Artist» fait un hold-up en remportant cinq Oscars en 2012.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo