La BCE prévoit un ralentissement de l’inflation en 2016

La Commission européenne a revu ses estimations à la baisse pour 2016

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Les perspectives économiques de la zone euro ne sont pas brillantes : les derniers chiffres publiés par la Commission européenne font état que la hausse annuelle des prix à la consommation sera réduite de moitié versus les prévisions pour l’année fiscale. En effet l’inflation ne devrait augmenter que de 0,50 % alors que les préoccupations actuelles sur le ralentissement du commerce mondial, la faiblesse des échanges et les tensions géopolitiques dans le voisinage de l’Europe vont bon train.

Faible croissance et inflation défaillante pour l’Europe en 2016

Au cours de sa réunion économique d'hiver, la Commission européenne a choisi une fois de plus de revenir sur ses propres prévisions pour l'inflation et la croissance de la zone euro en 2016. Bruxelles a annoncé un chiffre inférieur pour sa prévision d'inflation qui plafonnerait à 0,50 % pour 2016 versus l'anticipation de 1,00 % estimée lors de la réunion préalable menée en novembre. Des menaces extérieures telles que la chute des prix du pétrole, le ralentissement au sein des pays émergents et l'éventualité de taux d'intérêt plus élevés aux Etats-Unis sont susceptibles de tirer l’inflation à la baisse. La Commission européenne a également réduit les estimations de croissance pour l'année à 1,70 % versus la première estimation qui tablait sur 1,80 %, et a par ailleurs laissé les prévisions pour 2017 inchangées à 1,90 %, tandis que l’inflation devrait quant à elle remonter à 1,70 %. Le président de la BCE Mario Draghi a déclaré jeudi que l'inflation est freinée par les difficultés de l’économie mondiale et réaffirmé que les décideurs devront envisager une nouvelle augmentation des taux une fois que l'inflation se situera aux alentours de son objectif de 2,00 %.

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Banque d’Angleterre : vote à l'unanimité en faveur d’un maintien des taux

Sans surprise pour les économistes et pour la première fois depuis juillet 2015, le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a voté à l'unanimité en faveur d’un maintien des taux directeurs à leur niveau record, à savoir 0,50 %. Le décisionnaire Ian McCafferty, qui s’est fermement opposé à des taux forfaitaires lors des dernières réunions, a fait marche arrière et s’est rangé aux côtés de ses collaborateurs politiques pacifistes qui ont jugé raisonnable de réduire les prévisions de croissance et d'inflation pour l'année à venir. L'inflation devrait atteindre 1,20 % au premier trimestre de 2017, en baisse par rapport à la prévision initiale de 1,50 % avec pour but inattendu d’atteindre l'objectif de la Banque centrale de 2,00 % d’inflation avant le premier trimestre de 2018. Les perspectives de croissance du PIB ont également été révisées à la baisse et prévues à seulement 2,20 % pour l’exercice, soit une baisse de 2,50 %. Le gouverneur Mark Carney a défendu la décision du Comité de politique monétaire en ajoutant que l'économie du pays est entraînée dans le sillage d’une économie mondiale vacillante, de l'inflation stagnante, des risques de Brexit et de la faiblesse de la croissance des salaires.

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États-Unis : hausse du nombre de demandeurs d’emploi

À en croire le dernier rapport du Département du travail, Les demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis ont augmenté jusqu’à un chiffre de 285,000 pour la semaine qui se termine le 30 janvier. Le nombre de personnes demandeuses d’allocations chômage a donc dépassé le chiffre de 277,000 de la semaine précédente (chiffre révisé) et manque par la même occasion les estimations qui tablaient sur 280,000. Le Département du travail se veut rassurant et a déclaré que les demandes d’allocations sont encore bien en dessous de 300, 000 (niveau compatible avec un marché du travail en bonne santé) et ce pour la 48e semaine consécutive et souligne par ailleurs que les demandes de chômage dans l’état de l'Oklahoma ont été sur estimées en raison d'une faille dans le système informatique. Mais la moyenne sur 4 semaines a également augmenté, et passe de 282,750 la semaine précédente (révisé) à 284,750. Le marché du travail semble être inexorablement en perte de vitesse sur fond de croissance fébrile, ce qui a été récemment corroboré par les premières estimations du PIB du quatrième trimestre 2015 qui soulignent une décélération continue de l'activité économique. Le dollar américain a continué à se déprécier par rapport à ses pairs, et pousse le cours de l'or vers de nouveaux sommets.

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Coup de mou pour les ventes au détail en Australie

Les ventes au détail australiennes pour le mois de décembre seraient restées stables à 0,00 % selon le Bureau australien des statistiques. Malgré les prévisions d’une dynamique positive en raison de la période de vacances, les résultats étaient bien en deçà des attentes de 0,50 %, mais toujours en dessous des 0,40 % le mois précédent. Ces résultats médiocres ont été principalement attribuées à la baisse de -1.00 % du secteur des biens d'équipement ménagers et fait écho à la baisse de -0,90 % du secteur de la vente au détail. Les dépenses de cafés, restaurant et services de restauration sont néanmoins demeurées inchangées au cours de la période. Les résultats du dernier trimestre de l'année 2015 n’ont montré aucune évolution par rapport à la période antérieure, avec le même taux de 0,60 %. Alors que la croissance de l'Australie s’est récemment fortifiée pour les services et la consommation au lieu de l'investissement minier comme elle le fait traditionnellement, la faiblesse des dépenses des ménages aura une incidence sur la croissance et sera susceptible de forcer la main à la Banque d'Australie pour assouplir à nouveau la politique monétaire.

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