Le PIB australien chute après des années de croissance

La croissance australienne fait marche arrière

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De manière inattendue, le PIB australien a reculé de manière plus significative que prévu et se contracte pour la première fois depuis des années et ce, malgré des taux d’intérêt très accommodants. Le dernier rapport donne d’autres éléments reponsables des difficultés rencontrées par le gouvernement australien et la Banque de réserve dans leurs efforts pour maintenir la croissance à flot.

La contraction du PIB australien confirme l’anxiété des décideurs


Se faisant l’écho des observations de gouverneur de la Reserve Bank of Australia, Philip Lowe, après la dernière décision de politique monétaire, la croissance australienne a non seulement ralenti, mais se retrouve en territoire de contraction pour la première fois en 5 ans. Le PIB a largement raté les prévisions de croissance de 0,30 % pour ne parvenir qu’au taux négatif de -0.50 % pour le troisième trimestre. Le principal responsable derrière la baisse semble être les dépenses du secteur privé et le déficit commercial croissant. Au cours du trimestre, les dépenses des ménages ont augmenté légèrement, tandis que des dépenses sont tombées sur le compte de l’investissement des entreprises publiques. Le commerce net a été un frein majeur grâce à la croissance des importations, largement dépassé par la croissance des exportations. Le résultat fut un ralentissement substantiel du PIB avec une croissance annualisée de 3,30 % au deuxième trimestre par rapport à 1,80 % dans le second. Après avoir augmenté mardi, l’AUD/NZD est de retour sur une pente glissante alors que le dollar australien se retrouve sous la pression.

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L’activité manufacturière américaine se développe de bon pied


La dynamique de la croissance américaine s’accélère. Le dernier communiqué du Ministère du Commerce annonce que les commandes d’usines ont entamé un 4e mois consécutif de gains. En plus de surpasser les attentes avec une hausse de 2,70 % durant le mois d’octobre, soit le rythme d’augmentation  le plus rapide depuis janvier de 2015, les dernières données prouvent également que le chiffre annualisé se situe en territoire positif pour la première fois en près de deux ans, mettant en évidence la demande croissante pour des produits manufacturiers, vu que les nouvelles commandes ont fait un bond. Cependant, le seul élément qui pourrait éventuellement faire dérailler davantage la croissance de novembre a été le redressement significatif du dollar américain au cours du dernier mois qui pourrait blesser la compétitivité à l’exportation. Les actions américaines ont continué d’augmenter, dont le S&P 500 qui grimpe mardi à un taux maximum.

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La croissance européenne subit une mise à niveau surprenante


Au sein d’une série d’évolutions positives pour la zone Euro, les chiffres du Produit Intérieur Brut du troisième trimestre ont un peu partout égalé ou dépassé les estimations. La croissance trimestrielle a été confirmée à 0,30 %, tandis que la croissance annuelle, dans les trois mois se terminant en septembre, a progressé modestement de 1,60 % à 1,70 % un mois plus tôt. La croissance a été principalement dirigée par la hausse des dépenses des ménages. Les importations ont également dépassé les exportations, grâce au retour de l’activité économique dans la région. La croissance blafarde peut susciter la relance d’un programme d’achat de biens au cours de la prochaine réunion de la BCE prévue jeudi. Cependant, malgré les attentes d’une extension du programme, on craint d’un manque d’actifs disponibles à l’achat. Après un marché d’échange plat mardi, l’EUR/GBP est retour à la hausse et se négoce fermement au-dessus de 0.8450.

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La surcharge massive des stocks de Cushing compense optimisme de l’OPEP


Après avoir atteint le point le plus élevé depuis 2015 en début de semaine, les Contrats à Terme du pétrole brut WTI continuent à chuter, malgré l’optimisme retentissant encore autour de la signature récente de l’accord sur la réduction de la production des membres de l’OPEP. Cependant, alors que l’évènement a été accueilli avec un fort optimisme, le recul des prix pourrait tout simplement résulter de la hausse globale de la production avant la date de l’application du programme le 1er janvier. Outre la production de pétrole non-OPEP qui augmente aux Etats-Unis et en Russie, le Nigeria et la Libye ont également prévu de produire à une cadence supérieure dans les prochains mois. En dehors du fait que seul les États du Golfe sont soumis à des réductions de forage sensibles, des préoccupations subsistent quant aux inventaires terrestres qui continuent à se rapprocher du seuil de saturation. Bien que l’American Petroleum Institute a signalé une réduction globale des stocks américains, le stockage de Cushing a augmenté d’un environ 4 millions de barils la semaine dernière, marquant le gain le plus important depuis 2008, ce qui ajoute potentiellement à la pression qui pèse sur les prix.

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