Le Royaume-Uni maintient ses mesures monétaires

La Banque d'Angleterre a finalement pris la décision de poursuivre sa politique monétaire.

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Les marchés ont reçu jeudi la confirmation d’une large majorité en faveur du maintien des taux d'intérêt et des achats d'actifs parmi les membres du Comité chargé de la politique monétaire du Royaume-Uni. La hausse fébrile de la consommation et la contraction de la chute du prix des matières premières, combinées avec les récentes données économiques mitigées ont coupé court à toute éventualité de révision monétaire de la part de la Banque centrale jusqu'en 2016.

L’Angleterre maintien la faiblesse record de ses taux.

La Banque d'Angleterre a soutenu son taux d'intérêt de référence à 0,50 %, avec des taux d’une faiblesse record. Les membres du comité impliqués dans le vote concernant la politique ont renforcé leur position avec un vote de 8 contre 1 en faveur du maintien de la politique. Seul Mac Cafferty s’est démarqué en insistant sur la nécessité d’une hausse de 0,75 %. Les analystes n’ont pas été surpris par cette décision quasi-unanime de la BoE au regard du taux d'inflation se trouvant juste au-dessous de zéro, des données économiques peu encourageantes et de la suite de l’affaiblissement des prix du pétrole. La valeur élevée de la livre sterling et la baisse des prix des matières premières, réduisent les chances de voir le taux d’inflation atteindre sa cible dans un proche avenir. Quelques encouragements pourraient provenir de la direction de la croissance des dépenses domestiques, à un niveau capable d'équilibrer la dévalorisation provoquée par la désinflation mondiale et la hausse de valeur de la livre. Les réductions fiscales annoncées par le ministre anglais des Finances pourraient ramener une once d’optimisme au climat économique et donner un coup de pouce à la croissance en 2016.

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En France, les prix à la consommation chutent

La France accuse une chute mensuelle de -0,20 % sur ses prix à la consommation après un gain de 0,10% du CPI en octobre. Les principaux facteurs responsables de cette baisse, considérée ceci dit comme passagère, sont les aliments frais, les produits et les services médicaux, les produits manufacturés, l’énergie et la forte baisse dans le secteur des transports et des services liés à la communication. Les coûts réels des services de location et de logement demeurent inchangés. Contrairement à bon nombre de ses voisines, la deuxième puissance économique de l'Europe a fait état d’un index inflationniste de base positif et stable à 0,10 % en novembre ainsi qu’en octobre. Le prix à la consommation annuel garde le même rythme à la hausse de 0,10 % ainsi qu’on a pu le constater au mois d'octobre. Le CAC 40 a fait preuve d’un léger renforcement au cours de la session précédente, cependant les contrats à terme ont accusés des valeurs à la baisse.

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La Suisse conserve la même politique.

Les décisionnaires de la Banque Nationale Suisse se sont accordés pour un gel des taux d'intérêt à seulement -0,75 % pour le mois de décembre, de quoi interloqué les économistes, conscients des efforts appliqués par la Banque centrale afin de lutter contre les entrées spéculatives et l’isolement de l'économie nationale. La BNS est disposée à intervenir sur le marché des devises si nécessaire, afin d’affaiblir le Franc Suisse considéré par beaucoup d’économistes comme « nettement surévalué ». La Banque de la Confédération Helvétique vise actuellement à œuvrer pour le rapprochement entre la valeur du franc suisse et celle de l’euro et fixer le quotient de la paire EUR/CHF entre 1.0500 et 1.1000. Conscient de l’importance à ce que le franc suisse ne soit pas considérer comme une valeur refuge sans intérêt, le ministère des finances emploie des efforts considérables afin de maintenir la compétitivité de l'économie grâce à des taux négatifs. Malgré un taux de croissance anémique, la BNS ne renonce pas à voir la concrétisation de sa perspective expansionniste de 1,50 % au cours de l'an prochain. Bien qu’il soit encore trop tôt pour l’affirmer catégoriquement, l'inflation devrait évoluer de -0.50 % visé pour l'année prochaine, puis entamer son ascension en 2017. Le CHF n’a accompli qu’une modeste ascension en raison de la déception ressentie par les analystes, dans l’attente de mesures plus notoires de la part de la Banque Centrale

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Croissance du nombre de demande d’allocution chômage aux USA

Le département du travail américain a enregistré une hausse du nombre de première demande d’allocations chômage, lors de la première semaine de décembre. Les chiffres enregistrés antérieurement ainsi que les estimations ont été surpassées de 13.000 nouvelles demandes, soit un total de 282 000 requêtes d’allocations chômage. La hausse qui a eu lieu la semaine dernière est attribuée à des facteurs saisonniers et à la modification des chiffres de licenciement en hausse à l’approche des fêtes de fin d’année. Les chiffres rapportés sont les plus élevés de ces vingt dernières semaines. La moyenne mensuelle a également indiqué une augmentation de 269 250 à 270 750 unités. Tant que les demandes initiales restent inférieures à 300 000, le marché du travail est toujours considéré comme en bonne santé et ce chiffre plutôt inquiétant ne devrait pas remettre en compte la prochaine décision prise par la Réserve Fédérale en faveur d’une hausse des taux d’intérêts. Bien que la S&P 500 se majore au cours de la session, la plupart des gains ont été perdus au terme de celle-ci.

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