Redressement de l'industrie européenne

Les indices économiques de la zone euro témoignent de l'expansion du secteur industriel.

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Le service d'informations financières Markit a témoigné de la croissance et de la bonne santé économique du secteur manufacturier dans la zone Euro et de ses principales économies, en particulier la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne qui font état de résultats indiquant une croissance soutenue. En dépit des chiffres mitigés observés dans certains pays, la BCE se réjouit du rétablissement monétaire de presque tous les États membres de la communauté européenne

Les quotas industriels de la zone euro sont à la hausse

Les quatre plus grandes économies de la zone Euro ont publiés des résultats indiquant l'expansion de la production en décembre. Toutes les valeurs se trouvent au-dessus de la marque 50, à l'exception de l'Espagne qui accuse ce mois-ci, un ralentissement modéré de -0,1 par rapport aux 53,1 de novembre. La France a elle-aussi connu une légère régression à 51,4 de contre le 51,6 de novembre. Ces petites baisses ont été compensées par les gains plus conséquents en provenance de l'Allemagne et de l'Italie, qui se bardent de chiffres optimistes de 53,2 et 55,6 respectivement, surpassant les valeurs du mois précédent situées à 53,0 et 54,9. Le PMI industriel moyen des participants de l'agrégat européen s'est modestement redressé lui aussi, grimpant à 53,2 après avoir été aperçu à  53,1 en novembre. Ces données positives sont les fruits de la mise en place de mesures de relâche économique instituée par la BCE. En dépit de l'élan appréciable effectué par l'euro lors de l'annonce du rapport, la monnaie unique s'est finalement effondrée à l'approche de la clôture du marché des actions européennes

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Ralentissement du taux de fabrication britannique.

D'après Markit, le taux de fabrication du Royaume-Uni a traversé la ligne d'arrivée de 2015 en boitant, avec une baisse à 51,9 dans le PMI manufacturier pour le mois de décembre, soit une baisse en comparaison de novembre, finalement révisé à 52,5. La croissance des biens de consommation et des nouvelles commandes ont été les principaux moteurs de la production. Dans l'ensemble, la fabrication du Royaume-Uni  continue son lent essor, grâce à l'expansion de la demande extérieure pour le quatrième mois consécutif, insufflée par la dévalorisation de la livre Sterling. L'emploi poursuit son processus de rétablissement attribuable aux attentes d'une hausse des exportations au cours de l'année, imputés à la faiblesse de la livre sterling. Si ce scénario se déroule comme prévu, on devrait assister à une croissance soutenue de l'économie et à la possibilité d'une normalisation de la politique monétaire dans le courant de l'année.

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Baisse de la production aux USA

L'"Institute for Supply Management" a fait état d'un déclin inhabituel du volume de la production américaine en décembre. Le PMI industriel de l'ISM de décembre affiche un recul à 48,2, comparé au 48,6 enregistré en novembre, très loin des estimations moyennes qui s'attendaient à un taux de 49,0. Les facteurs potentiellement responsables de cette déchéance sont nombreux: la baisse des nouvelles commandes, de la production, de l'emploi et des matières premières. Les plus touchés par cette crise sont les nombreux employés d'usines licenciés récemment, subissant les retombés de la valeur exorbitante du billet vert. Tant qu'on n'assistera pas à une baisse notable du dollar face aux autres devises, la demande extérieure continuera à bouder les États-Unis et ses produits manufacturiers. Dans l'absence de commandes extérieures, l'activité économique devrait traverser une période de récession jusqu'à la fin de 2016. La FED a d'ores et déjà fait état d'un déclin important de la croissance qui devrait être confirmé lors de la parution des résultats économiques du quatrième trimestre 2015.

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La stagflation turque

L'inflation annualisée de la Turquie est passée à 8,81 % lors du mois de décembre, au-dessus de la valeur du mois précédent situé à 8,10 %. L'inflation semble avoir adopté un rythme plus rapide que prévu, alors que le gouverneur de la Banque Centrale de Turquie, Erdem Basci, prévoyait un taux de 6,90 % en juillet puis à 7,90 %, en octobre face à la faiblesse de la  livre turque. C'est la cinquième année que la cible d'inflation de 5,00 % n'est pas atteinte par la Banque centrale. Le vice-premier ministre porte la faute à cette hausse de l'inflation sur l'augmentation de 30,00 % du salaire minimum. L'indice des prix à la consommation a remarqué une augmentation du rythme annuel de 13,23 % dans le secteur hôtelier et de la restauration. Des gains supplémentaires ont été annoncés dans le secteur des loisirs et de la culture. La paire de devises USD/TRY a réagi à l'annonce des données par une raide ascension jusqu'au taux de 2.9498.

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usdtry01052016

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