Après la débâcle du Brexit, les Bourses se reprennent

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Avant la clôture de vendredi, les marchés boursiers qui avaient plongé durant les deux jours qui ont suivi le résultat du Brexit ont récupéré la plus grande partie du terrain perdu. La poursuite de l’atmosphère de risque préserve cependant les prix de l’or à des niveaux relativement élevé. Jeudi, le gouverneur de la BoE, Mark Carney a fait allusion à la possibilité de réductions des taux d’intérêt et d’ajout de QE destiné à donner un coup de pouce aux marchés boursiers.

Revue hebdomadaire


L’aversion pour le risque suscité par le Brexit semble s’être éclipsée en milieu de semaine et les actifs à risque ont commencé à rattraper les pertes enregistrées récemment. Après avoir chuté plus bas encore lundi dernier, la livre sterling est parvenue à tenir face au dollar, en dépit du manque de conviction affiché par les analystes. Les agences de notation ont été promptes à déclasser les cotes de crédit britannique, y compris S & P Global et Fitch, qui sont peut-être allé trop vite en besogne en le rétrogradant le Royaume-Uni de la cotation convoitée AAA et AA+. Jeudi, le S & P a également réduit la cote de crédit de la zone euro de AA+ à AA mais ses perspectives demeurent « stables » vis-à-vis du Vieux Continent alors que celles concernant la Perfide Albion demeurent « négatives ». Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a prononcé un discours jeudi soir où il a dit que la Banque centrale va évaluer l’impact des risques de Brexit sur l’économie anglaise et donner une évaluation complète lors de la réunion fixée pour le mois d’août. Selon lui, la Banque pourrait envisager des baisses de taux et même élargir la politique d’assouplissement monétaire si nécessaire. Ses commentaires ont quelque peu porté atteinte à la livre sterling aujourd’hui, mais ont toutefois raffermit la tendance positive des marchés boursiers. Le prix de l’or a lui-aussi légèrement profité de l’annonce des perspectives de la BoE.

Sur le plan économique, le PIB des États-Unis au premier trimestre s’est révélé être  supérieur aux estimations pour la troisième fois consécutive. Les données affichées par le département américain du commerce ont montré que l’économie américaine a maintenant augmenté à un rythme de 1,10 %, bien au-delà des premières prévisions de 0,50 % et des secondes de 0,80 %. Au cours de la semaine, les autres données provenant des États-Unis, y compris le revenu personnel et les dépenses personnelles, ont montré une forte augmentation dans les secteurs des dépenses de consommation et des salaires. Les données d’inflation publiées au cours de la semaine n’ont montré aucun risque immédiat de baisse. Le dollar américain a continué à faire figure de valeur refuge, d’autant plus que les perspectives concernant le second trimestre semblent afficher une reprise.

Les données provenant de l’Office National des Statistiques de Grande-Bretagne montrent que l’économie du Royaume-Uni a progressé à un rythme de 0,40 % au premier trimestre, mais l’investissement des entreprises a été révisé plus bas.

Au Japon, données économiques sont demeurée faible. La production industrielle a diminué pour la première fois en trois mois, tandis que les ventes au détail ont souligné les faibles dépenses de consommation. Les données de l’inflation étaient également fragiles, en hausse de 0,80 %, soit le même rythme qu’en avril.

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La semaine à venir


Les marchés de la semaine prochaine commencent sur une note calme en raison de la fermeture des marchés américains pour raison de la Fête Nationale de l’Indépendance. 

Le Canada publiera également  son rapport sur l’emploi mensuel. Selon la plupart des prévisions, le taux de chômage au Canada devrait s’élever à 7,0 %, après une chute à 6,90 % précédemment, tandis que le nombre d’emplois créés au cours de juin devrait atteindre le chiffre de 6 900.

Du côté de la zone euro c’est le PMI des services qui fera les titres, mais c’est toutefois, du côté du Nouveau Continent vendredi, avec la parution du rapport sur l’emploi de juin. Les analystes prévoient un résultat se situant entre 175 000 et 181 000 emplois ajoutés à l’économie américaine, alors que le taux de chômage pourrait atteindre les 4,80 %. Le rapport sur la masse salariale non agricole sera important, en particulier si la possibilité d’une hausse des taux par le Fed en juin persiste et que la récession semble toucher à son terme.

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