La politique monétaire des Banques Centrales est très attendue

Aucun bouleversement dans la politique monétaire des Banques Centrales en cours n’a pu être constaté cette semaine, bien que tout porte à croire que décembre pourrait va s’avérer être un mois pivot pour l’ensemble des marchés

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La réunion de la FED de la semaine dernière s’est conclue avec la décision presqu’unanime de ne pas appliquer de changement dans sa politique monétaire. Suite à la déclaration, le dollar a repris du poil de la bête face aux autres devises. L’attente se fait ressentir quant aux chiffres américains sur les coûts liés à l'emploi et aux dépenses personnelles qui pourraient permettre de se faire une idée de l'état de santé de l'économie de la première puissance mondiale. La RBNZ reste elle aussi prudente, malgré les améliorations sur le plan domestique et le renfermement du prix des produits laitiers. La banque centrale de Nouvelle Zélande s’intéresse de près à l’évolution du marché immobilier. Dans le cas où le ralentissement économique de ces marchés émergents se prolonge, il faudra s’attendre, pour cette fin d’année, à la prise de mesures visant une nouvelle baisse des taux directeurs, fixés actuellement à 2.75%. Pris entre le ton « Hawkiste » de la Fed et l’apathie de la Banque Centrale Néo-zélandaise, le taux d’échange du Kiwi est pratiquement inconséquent. Vendredi dernier, la Banque du Japon a annoncé le renvoie de sa politique de relance monétaire sur le banc des remplaçants, contrainte à avouer son incapacité à atteindre ses perspectives d’inflation à 2% qu’elle espérait tout en montrant du doigt la baisse du prix du baril. En attendant les déclarations prévues, elles aussi, pour le mois de décembre, le Yen s’est affaibli sans pour autant avoir un quelconque effet sur le taux des exportations.

Revue hebdomadaire

Cette semaine amorce un mois de novembre chargé de données économiques importantes. À la lumière de la récente baisse de rapport trimestriel de l’inflation australienne annoncée par la RBA, les analystes sont divisés. Toutefois, la baisse d’inflation du dernier trimestre a nettement été influencée par la tendance haussière des prix à la production, combinée avec les signes de stabilité du marché immobilier du pays. La Banque de Réserve Australienne pourrait emboiter le pas sur la politique monétaire spéculative de la Fed, misant sur un élan des taux le mois prochain. Les marchés sont sur le vif dans l’attente de la déclaration cruciale du gouverneur de la BCE, Mario Draghi, prévue cette semaine, en particulier ceux concernant la l’avenir du QE. Il faudra attendre la fin de la semaine afin de prendre connaissance du tant attendu rapport NFP sur les créations d’emplois aux États-Unis en octobre. Les analystes prévoient une augmentation proche des 180,000 postes actifs dans une conjoncture de taux de chômage gardant son pourcentage de 5,1%. La paire EUR/USD s’est négociée à 1,1004 cette fin de semaine, soit une hausse d’un quart de pourcent. On se permet d’estimer que ce duo va effectuer un mouvement renversé vers le haut et se stabiliser sur un support à 1,0894 et une résistance de 1,1096.

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La semaine prochaine

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