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Des données économiques qui reflètent le moral des marchés

Les données économiques publiées partout dans le Monde témoignent du manque d’assurance des décisionnaires.

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La versatilité des prix du pétrole brut a créé une certaine instabilité des marchés tout au long de la semaine dernière. Bien que les contrats à terme de pétrole brut (CFD) dont la date d’expiration est mai ont a clôturé la séance à un taux de 39,63 $, la fermeture positive de vendredi n’a donc pas eu d’effets sensibles sur les marchés boursiers, misant sur la prudence. Le prix de l'or continue de s’échanger à 1 240 $ l'once.

Revue hebdomadaire

La semaine dernière a été marquée par la parution du procès-verbal de la Réserve Fédérale américaine et par les conclusions des réunions portant sur politique monétaire de la Banque Centrale européenne. Après l’opposition ouverte de certains d’entre eux, les membres de la Fed ont finalement voté en faveur de la poursuite de la politique économique actuelle, de crainte que l'inflation n’emboite pas le pas sur les données économiques positives publiées récemment. En Europe, les responsables de la BCE se sont montrés favorables pour l’adoption d’un ton plus Hawkish, traduit par une réduction des taux d'intérêt mais aussi par une extension des achats d'obligations QE. La paire EUR/USD s’est donc modestement renforcée au cours de la semaine, avec une brève tentative de tester le sommet de 1.145. Cet enthousiasme a toutefois été refroidi à l’écoute des discours hésitants de certains responsables de la BCE.

Le yen a enregistré une chute de 17 mois après qu’une rumeur mentionne que les autorités japonaises envisageaient une intervention monétaire dans le but d’enrayer la hausse démesurée de leur monnaie. Comme pour prouver une fois de plus la force des « prophéties qui se réalisent d’elles-mêmes », l'USD/JPY est tombé à des niveaux de 107.66 avant de réussir à récupérer durant la séance de vendredi.

Au Royaume-Uni, les données économiques libérées au cours de la semaine, dont la hausse du PMI du secteur de la construction et des services. Néanmoins, la valeur de la livre sterling n’arrive toujours pas à se démarquer de l’influence négative suscitée par le referendum du Brexit. Les chiffres enregistrés par le secteur de la production industrielle et manufacturière furent plus faibles que prévus et les pourparlers menés par Tata Steel autour de la vente de sa filière britannique risquent d’assainir un douloureux uppercut à l’économie de Sa Majesté vu l’avenir de quelques 15 000 emplois en jeu.

Au Canada, les données économiques sont bigarrées. Le déficit commercial de février a été plus important que prévu et les gains enregistrés précédemment se sont tout simplement volatilisés. Le PMI Ivey s’est lui-aussi affaiblit, passant de 53,4 en février à 50,1 en mars. Les données sur l'emploi au Canada ont fait état d’un recul du taux de chômage (de 7,30 % en février à 7,10 % en mars), tandis que l’on peut dénombrer 40 600 emplois nouveaux, soit près de 4 fois plus que prévu.

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 La semaine à venir

Les Banques centrales d'Angleterre et du Canada ne devraient pas apporter de changements considérables à leur politique économique, chacune d’entre elle préoccupée par ses propres soucis. En effet, l’austérité des données économiques enregistrées par le Canada ne justifient pas davantage de baisses de taux, tandis qu’au Royaume-Uni, l’éventualité d’un vote en faveur du Brexit préoccupe beaucoup trop la Banque d'Angleterre pour qu’elle se mette à entreprendre des mesures de grande envergure.

La Chine rendra compte des données inflationnistes trimestrielles, alors que la plupart des analystes s’attendent à une hausse de 2,40 %, à peine supérieure aux estimations précédentes (2,30 %). Quant au PIB, les analystes prévoient le constat d’un léger recul des résultats trimestriels (6,70 % versus 6,80 % au cours des trois derniers mois de 2015).

Les marchés s’intéressent à la situation du taux de chômage mensuel australien, supposé grimper à 5,90 % contre 5,80 %, en février.

L'IPC des plus grandes puissances économiques mondiales, y compris celui de la Chine, de l’Eurozone et des États-Unis pourront servir de référence afin d’évaluer l’avenir des taux d’intérêts et de la croissance globale.

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