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Le PIB positif et la force du dollar rendent la FED « Hawkiste »

Après une semaine de baisses consécutives, le dollar a récupéré son titre de favori du marché.

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À l’annonce des résultats positifs du PIB lors du dernier trimestre (Q4 ou T4) 2015, les membres du conseil de la Réserve Fédérale ont retourné leur veste et se sont montré franchement « Hawkistes » sur la question de l’avenir des taux d'intérêt. Une attitude fortement déconcertante alors que la FOMC s’était montré plutôt Dovish pas plus tard que la semaine précédente, avec l’annonce du maintien d’une politique monétaire accommodante et la soustraction de deux des quatre hausses des taux annoncées pour 2016.

 Revue hebdomadaire

Le dollar a clôturé la semaine sur une hausse lui permettant de récupérer les pertes enregistrées la semaine dernière. Malgré la faiblesse des commandes de biens durables (qui ont reculé de -1,0 % pour le Core et de -2.80 % pour l’Headline) ainsi que le résultat mitigé des ventes de nouvelles maisons, le dollar a réussi à conserver le rythme régulier de ses gains. La révision finale du PIB américain du quatrième trimestre parue vendredi a témoigné d’une croissance annuelle de 1,40 %, soit une hausse considérable face au taux précédent qui n’avait atteint que 1,0 %. En Europe, les marchés on réagit aux attaques terroristes de Bruxelles par une fuite attendue vers des valeurs refuges. Le Yen, le Franc Suisse et l'or ont par conséquent profité d’une croissance considérable qui ne fut cependant que de courte durée. Parmi les données économiques importantes issues de la Zone Euro cette semaine, il faut prendre note du fait que le PMI flash des services s’est hissé à 54,0 et celui de l'industrie manufacturière à 51,4. Le PMI flash composite était aussi largement plus élevé à 53,7. Le PIB français réjouissant publié vendredi a été accompagné par des données économiques nettement positives. Toutefois, l'euro n’est pas parvenu à s’extirper de la pression pesant sur ses épaules pendant la majeure partie de la semaine. La livre sterling a été la grande perdante de la semaine précédente. D’après les constats et au grand regret des économistes, la consommation n’a pas pris le pas sur les récentes améliorations de salaires. L’inflation britannique de février demeure au même taux que celui de janvier, soit seulement 0,30 % sur une base annualisée. Il en va de même pour l'inflation globale qui reste stable à 1,20 %. La vente au détail n’est tombée qu’à -0,20 %, (contre -1,0 % prévu) tandis que les ventes au détail Headline n’ont régressées que de 0,40 % sur une base mensuelle et non de 0,70 % comme prévu auparavant. Ces chiffres modestes ont tout de même permis à la livre sterling de récupérer quelque peu avant la clôture de séance de vendredi.

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 La semaine à venir

Bien que le mois de mars touche à sa fin, cette semaine ne devrait pas réserver de grandes surprises, d’autant plus qu’en raison du pont Pascal, la routine des marchés internationaux ne devrait pas reprendre son cours avant mardi. Il faudra cependant attendre mercredi pour prendre connaissance des rares données significatives : d’une part, le taux d'inflation en Allemagne et de l’autre, le chiffre mensuel de l’emploi dans le secteur privé américain mesuré par l’ADP, alors que les attentes se portent pour une augmentation de 200 000 emplois au cours du mois de mars uniquement. Jeudi sera marqué par la parution du PIB trimestriel du Danemark et en parallèle, l’Espagne annoncera ses chiffres de vente au détail de février. L’Institut National chargé des Statistiques au Royaume-Uni (l’ONS) devrait publier le pourcentage final du PIB du quatrième trimestre qui devrait rester inchangé à 0,50 %. Du côté de la session américaine, c’est le PIB du Canada qui devrait faire la une. Vendredi, l’attention des marchés se portera sur l’annonce de la masse salariale non agricole mensuelle des États-Unis. Les analystes prévoient une augmentation de 200 000 créations d’emplois en mars, venant à la suite de l'augmentation de 242 000 postes de février alors que le taux de chômage devrait demeurer faible à 4,90 %, marquant un troisième mois consécutif de chômage sous le seuil de 5,0 %.

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