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Janet Yellen provoque la baisse du dollar

Nonobstant un rapport ISM sur la fabrication globalement positif et des chiffres sur l'emploi bien plus que satisfaisants, les commentaires de Janet Yellen pousse le dollar sur une pente glissante

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Ses propos au sujet de l'inflation et la prudence affichée à l’approche de la hausse des taux annoncée ultérieurement, ont provoqué l’évaporation des gains enregistrés sur la devise américaine, suite au ton belliciste emprunté la semaine précédente par les responsables de la Fed. Même l’ISM manufacturier plus favorable que prévu n’est pas parvenu à freiner le déclin du billet vert.

 Revue hebdomadaire

Le cours du dollar a très mal réagi au discours Dovish emprunté par la présidente de la Fed lors de l'Economic Club de New York mardi dernier. Janet Yellen a effet avoué être encore indécise du bienfondé d’une prochaine hausse de taux face au taux de croissance mondiale fébrile et l’inflation réservée du pays. Ce manque d’assurance s’est traduit instantanément sur les marchés des changes (Forex) par la hausse de la paire EUR/USD à un taux de 5 mois et l’AUD/USD à un maximum de 9 mois. L'or n'est pas parvenu à tirer de profit substantiel de cette situation et n’a grimpé que de 1,0 % mardi. Vendredi, le très attendu rapport sur la masse salariale non agricole a fait part d’une hausse raisonnable du taux de chômage américain trônant au taux envié de seulement 5,0 % contrebalancé cependant par un taux de l’emploi légèrement à la hausse en mars (63,0 % contre 62.90 % en février). La moyenne des salaires a grimpé de 0,30 %, battant les prévisions de 0,20 %. L'ISM manufacturier s’est lui-aussi révélé plus robuste que prévu, progressant à 51,8, une première depuis octobre 2015, ce qui laisse entrevoir le retour de l’expansion du secteur manufacturier des USA. La semaine dernière a également vu le PIB mensuel augmenté de 0,60 %, surpassant largement les prévisions de 0,30 %. Sur une base annualisée, le PIB suit un rythme de croisière impressionnant de 1,50 %, contre la révision à 0,60 %  en décembre de 2015. Au Royaume-Uni, les chiffres du PIB furent eux-aussi tout autant positifs que surprenant. Dans la troisième et dernière révision, l'économie britannique a progressée à un rythme de 0,60 %. Cependant, le déficit du compte courant du Royaume-Uni a atteint un record de 7 % du PIB. Au Japon, les enquêtes publiées vendredi par le Tankan sur la production ont montré un recul du taux d’optimisme des entreprises, ce qui devrait allumer une lumière rouge sur le tableau de bord des commandants de l’économie nippone. Ce déclin s’est ressenti également dans le secteur des ventes au détail qui a perdu 2,30 % en février ainsi que dans celui de la production industrielle avec une perte de  6,20 % mensuelle, parmi les baisses les plus importantes depuis 2011. La BoJ doit tenir une réunion ce mois-ci et les attentes en matière de poursuite de l'expansion de la base monétaire sont élevées.

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 La semaine à venir

La semaine à venir verra la Reserve Bank of Australia, prendre le devant de la scène. Alors qu'aucun changement de taux d'intérêt n'est attendu, actuellement à 2,0 %, les marchés craignent que la RBA puisse exercer des pressions sur l’Aussie, qui a affiché des gains stables au premier trimestre. Toutefois, l'énoncé de la politique monétaire est susceptible de rester neutre en ce qui concerne les perspectives économiques. Le recensement des permis de construire accordés et l’évolution des ventes au détail, devraient confirmer les attentes positives. L’actualité de la semaine à venir devrait tourner autour des discours des présidents des deux plus grandes Banques centrales, Mario Draghi et Janet Yellen. Compte tenu de l'appréciation de l'euro face au dollar et des développements positifs récents au sein du marché du travail américain (emploi, revenus, chômage), les cours devraient réagir de manière très dynamique.

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