La politique monétaire de la BCE suscite l’intérêt des marchés

La BCE veut relancer l'inflation, en réduisant les taux d'intérêt et en élargissant les achats QE.

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Par crainte de décevoir une fois de plus les marchés économiques, la Banque centrale européenne a mis les bouchées doubles afin de tenir ses engagements. Alors que la réaction initiale de l'euro ait rendue perplexe un grand nombre d’analystes, la politique votée en faveur de la bourse des devises a commencé à tirer profit des décisions publiées vendredi. De ce fait, la paire EUR/USD a enregistré une certaine hausse et les actions européennes ont pris un nouvel élan.

Revue hebdomadaire

L’essentiel de l’actualité de la semaine dernière était consacrée à la BCE, tandis que celle des Banques centrales du Canada et de la Nouvelle-Zélande, hormis l’annonce de la réduction des taux surprise émise par cette dernière, ont été reliée aux dernières pages du journal économique. En effet, dans un geste désemparant les marchés, la Reserve Bank of New-Zealand a optée pour une politique d’affaiblissement de ses taux préférentiel à 2,25 % (versus 2,50 % le mois précédent). Le gouverneur de la RBNZ Wheeler a pourtant rassuré les investisseurs en annonçant qu’il ne voyait pas de raisons de procéder à une politique de baisses dans le prochain avenir, vu que la Nouvelle Zélande traverse une période d'affaiblissement de la croissance. Les chiffres de PIB du quatrième trimestre sont attendus la semaine prochaine, alors que les attentes demeurent Dovish. La Banque du Canada a en revanche maintenu des taux stables à 0,50 %, malgré le rapport sur l’emploi médiocre publié vendredi, qui témoigne d’une augmentation vers 7,30 % du taux de chômage, le chiffre le plus élevé depuis novembre 2012. Alors que le dollar canadien a écopé pour cette mauvaise politique économique, la paire USD/CAD a réduit ses pertes face à un billet vert ayant atteint son plus faible niveau minimum depuis ces trois derniers mois à 1.3168 vendredi soir, avant de se rétablir à 1.3215 en clôture de cette dernière session hebdomadaire. Pour en revenir à la BCE, la conférence de presse de jeudi a été considérablement ébranlée par la déclaration rendue par Mario Draghi exprimant la décision du conseil de réduire à 0 % le taux d'intérêt de la Banque Centrale Européenne et le taux de dépôt jusqu'à -0,40 %. Une subvention supplémentaire de 20 milliards d'euros a été attribuée pour l’achat d’obligations. Dans sa déclaration, Draghi a écarté toute éventualité de nouvelles baisses de taux et a ainsi permit à l’euro de se hisser à sa plus haute valeur de ces deux dernières semaines. Il est clair que la BCE a pris la décision d’enterrer la Hache de Guerre des monnaies.

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 La semaine à venir

La Banque Centrale du Japon va faire les titres de l’actualité de la semaine à venir avec pour commencer, une déclaration officielle qui devrait annoncer la poursuite de la politique monétaire. Toutefois, si aucune modification n'est attendue vis-à-vis des taux d'intérêt, l’indice d’Estimations Quantitatives et Qualitatives (QQE) devrait s’étendre. La parution des mesures monétaire de la BoJ sera suivie par la très attendue Conférence de presse d’Haruhiko Kuroda, président de la Banque Asiatique de Développement. La Banque d'Angleterre et la Banque nationale de Suisse vont elles aussi très bientôt réunir leurs comité de direction sans que de modifications ne soit présumées. Ce devrait également être le cas pour les taux de la Fed qui devraient demeurer entre 0.25 % à 0,50 %. Les marchés attendent avec impatience les nouvelles prévisions de la FOMC, ainsi que la conférence de presse présidée par Janet Yellen. Même si aucune hausse des taux ne soit présumée, on s’attend à ce que la Fed adopte une attitude Hawkish. Quoiqu’il en soit, le dollar américain devrait traverser une zone de turbulence au cours de la semaine prochaine. La Banque centrale de Norvège, dont les dirigeants devraient se rencontrer le 17 du mois, pourrait très bien annoncer une baisse des taux d'intérêt de 25 points de base, ainsi qu’elle l’avait annoncée en décembre 2015, ce qui les mènerait au niveau record de 0,50 % seulement. On présume que la crainte de la récession et l’impact de la chute soutenue des prix du pétrole sont responsables de ce recul des taux. L'Australie et le Royaume-Uni publieront leurs chiffres mensuels concernant le marché de l'emploi. Alors que le taux de chômage australien devrait demeurer à 6,0 %, après avoir évolué de 0,20 % par rapport à février. Au Royaume-Uni, les marchés sont curieux de savoir si la politique qui a permis la croissance du salaire moyen à 2,0 % (versus 1,90 % il y a un mois) va se prolonger.

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