L’activité économique mondiale se redresse

Le PIB et les données industrielles indiquent un progrès économique global

shutterstock_361632284


En dépit des prévisions préliminaires pessimistes, les principales données libérées la semaine dernière attestent d’une amélioration notoire des principaux indicateurs économiques mondiaux et laissent apercevoir la fin du tunnel déflationniste traversée au cours de l’année dernière. Les secteurs de la fabrication et du commerce ont vu leurs chiffres progresser et ce, malgré un certain nombre de différents vents économiques contraires.

La semaine dernière


La semaine précédente a été marquée par toute une vague de chiffres économiques fondamentaux. Au Japon, on a vu notamment la monnaie se rapprocher du niveau le plus bas de ces dernières semaines. Il en a été de même pour les exportations nippones en contraction consternante avec un rétrécissement de -6.90 % au cours de septembre par rapport au -9.60 % du mois passé. La croissance reste elle aussi morose, et reste fermement en territoire déflationniste. Le prix pour un panier de biens et services a chuté de -0.50 % sur une base annuelle, touchée par la faiblesse des dépenses des ménages. Du côté de l’Europe, la fabrication allemande a connu un gain important, avec un PMI manufacturier préliminaire qui indique une activité à un des rythmes le plus soutenus depuis 2014. Malgré les préoccupations largement répandues sur l’impact du « Brexit », la croissance du PIB britannique a réussi à battre les attentes avec une marge importante. L’économie de la Perfide Albion a progressé à un rythme annualisé de 2,30 %  par rapport aux prévisions de 2,10 % tandis que le PIB trimestriel fixé à 0,50 % a dépassé les estimations de la Banque centrale de 0,30 %. Les estimations concernant le marché anglais se sont reflétées sur les chiffres positifs de la croissance américaine, prévues lors de la lecture anticipée du troisième quart du PIB. Selon les données, l’économie américaine a enregistré le rythme le plus rapide en deux ans, passant à un taux de 2,90 % annualisé durant le troisième trimestre grâce à une reprise enregistrée dans les inventaires et les exportations.

popup_close
1-weekly

La semaine à venir


Aux États-Unis, alors que normalement l’accent se porte principalement sur la masse salariale non agricole du premier vendredi du mois, les chiffres concernant la création d’emplois va peser le poids sur la du FOMC de mercredi soir. Bien qu’aucun changement dans la politique ne soit réellement attendu, la position peut s’avérer plus belliciste que prévue, ce qui pourrait renforcir davantage le cours du dollar. Mis à part le FOMC, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon vont également libérer leurs propres décisions quant à l’avenir de leur politique monétaire. Aucun indice de changements n’est attendu de la part des taux d’intérêt et des mesures d’assouplissement quantitatif, mais  à venir pouvait passer de la réflexion sur des logements supplémentaires de chaque économie respective. La Zone Euro va publier son indice préliminaire sur les Prix à la Consommation au cours du mois d’octobre. Les attentes sont pour IPC headline annualisé en hausse de 0,50 % sur une base annualisée au mois d’octobre, soit un gain de 0,40 % en comparaison à septembre. Pour couronner la semaine, la rémunération non agricole américaine sera signalée vendredi. Le rapport sur la masse salariale de vendredi pourrait renforcer la position belliciste de certains responsables de la Réserve Fédérale. Un nombre égal ou supérieur aux attentes pourrait nettement renforcer la spéculation concernant une hausse des taux au mois de décembre.

popup_close
2-weekly