Le dollar s'attend à une semaine très chargée.

Revue hebdomadaire

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Malgré le consensus notoire des membres de la Fed autour d’une hausse des taux en décembre, la divergence contrastée de la politique concernant l'avenir du dollar a de nouveau fait les titres de la semaine dernière, avec l’annonce faite par le président de la BCE, Mario Draghi, selon laquelle la BCE envisage sérieusement de développer sa politique d’assouplissement quantitatif avec la possibilité d'acheter des obligations municipales régionales.

La semaine à venir

On a été témoin d’une chute de la paire EUR/USD à un taux enregistré il y a de cela 27 semaines, soit à 1.0674. Les marchés ont affiché une tendance baissière face à l'euro, misant sur la possibilité d’une poursuite des mesures d’assouplissement quantitatif en décembre, tout en s’attendant en parallèle, à une hausse des taux de 25 points décidée par la Réserve Fédérale. La paire a finalement clôturé la session hebdomadaire sur des gains modestes à 1.0769, après une semaine dominée par des pertes. Les données économiques de la zone euro ont affiché une hausse minime à 0,30%, en deçà du rapport au trimestre précédent et des estimations. La production industrielle de la zone euro est tombée à -0,30 % pour le deuxième mois consécutif, déjà en baisse de -0,40 % auparavant. L'euro a réussi à remporter quelques gains sur les marchés, en raison des chiffres de ventes au détail mensuel et de l’indice décevant des prix la production des États-Unis, facteurs directs de l’affaiblissement du dollar américain. Au cours de cette même semaine, on a pu assister à la publication des données sur le chômage en Australie et au Royaume-Uni. Le rapport sur l'emploi australien était plus positif que prévu avec la création de 58 600 nouveaux emplois, ainsi qu’un taux de chômage inférieur à 5,90 % contre 6,20 % précédemment. Ces données ont renforcé l’Aussie dans tous les domaines. Au Royaume-Uni, les statistiques de l’ILO sur le marché du travail ont mis en évidence un taux de chômage à 5,30 % alors que le salaire horaire moyen a gagné 3,00 %, ainsi que cela a été le cas au terme du mois dernier. Ces données favorables ont permis à la livre sterling de récupérer une partie des pertes enregistrées la semaine précédente en réaction à la chute des prix provoquée par les prévisions « Dovish » concernant l’inflation de la BoE.

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La semaine à venir promet d’être chargée. Pour commencer, les estimations officielles du PIB trimestriel japonais, que les spécialistes évaluent à -0,10 %. L'énoncé de la politique monétaire de la BoJ est programmé pour le 19 novembre. Si l’on prend en considération l’annonce faite par Harada semaine dernière, lors de laquelle il réfutait toute éventualité d’expansion du QQE, il est peu probable qu’on voit les décisionnaires nippons  prendre des mesures importantes, du moins pas avant la réunion du FOMC de décembre. En ce qui concerne les résultats de l’Union Européenne, l’indice annuel des prix à la consommation (IPC) et l'inflation globale de la zone euro, devrait se maintenir à 0,00 % tandis que l’ICP de base devrait augmenter de 1,00 %, inchangé par rapport à la précédente parution. L’actualité principale pour l'Euro sera la prise de parole du gouverneur de la BCE, prévue au cours d'un évènement économique à Francfort. L'Aussie pourrait être influencé par le compte-rendu sur la politique monétaire de la RBA, sans pour autant influé les marchés de manière significative. En revanche, ce sera une semaine très chargée pour le dollar américain, avec l’annonce des chiffres du taux d'inflation mensuel prévu pour le 17 novembre. Les estimations se concertent pour une hausse d'inflation  de la consommation globale mensuelle à 0,20 %, tandis que l'indice devrait rester stable à 0,20 %. Le rapport de la réunion du FOMC d'octobre sera disponible un jour plus tard et à la lumière de la déclaration « hawkish » publiée précédemment, il est probable de voir une sérieuse réaction des marchés, avec la forte éventualité d’un renforcement du dollar.

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