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Le piétinement de l’inflation impose un ton docile

Dans l’incapacité de stimuler l’inflation, les Banques Centrales optent pour une politique accommodante

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Les nombreuses mesures d’assouplissement appliquées par les Banques Centrales Mondiale viennent dans la foulée de la volatilité accrue observée sur les marchés financiers, alors que la crise du commerce international et la paralysie de l’inflation, à l’origine de plus en plus de pressions déflationnistes, poussent les décideurs économiques à se tenir à une politique accommodante.

 Revue hebdomadaire

Malgré la fermeture de nombreux marchés asiatiques à l’occasion de la semaine de festivités traditionnelle à l’occasion du nouvel an chinois, les actifs eux, n’ont pas chômés, comme en témoigne l'effondrement des cours dans les principaux points de repère de la région. Citons en particulier le renforcement du Yen japonais qui, en dépit de la récente baisse des taux d'intérêt à un niveau négatif dictée par la Banque centrale, a provoqué une intervention directe sur le marché des changes la semaine dernière. À l’instar de la politique « dovish » suivie actuellement par les économies des pays développés, la Riksbank suédoise a pris la décision de rabaisser ses taux d'intérêt plus profond encore en territoire négatif, en imposant une réduction des taux de référence de 15 points de base à -0.50 %. Les motifs de cet assouplissement agressif mis en avant par les décisionnaires suédois étaient la fixité de l'inflation juste au-dessus du point de rebroussement déflationniste. Pendant ce temps, la déflation dans certains pays européens tel que l'Espagne a renforcé la probabilité d'une prochaine intervention de la BCE, sous la forme d’une baisse du taux de dépôt ou de l’expansion des achats d'actifs. Outre-Atlantique, lors de sa comparution semestrielle face au Congrès, la présidente de la Réserve Fédérale, Janet Yellen a désigné la crise commerciale mondiale comme la principale responsable d’un report potentiel de la hausse des taux supplémentaire programmée.

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usdsekweeklyreview02142016

 La semaine à venir

Vu le bouillonnement des marchés asiatiques, les acteurs des marchés auront le regard fixé vers l’Extrême-Orient, d’où devraient paraitre le taux de croissance japonaise suivie par les données du commerce de la Chine. Le Produit Intérieur Brut japonais devrait être en récession sur une base trimestrielle ainsi qu’annuelle, ce qui assène un autre coup dur à l’Abenomique. L'ensemble de données commerciales présenté peu après par la Chine, devrait attester d’une contraction continue des exportations. Nonobstant le rétablissement spectaculaire des importations au cours des mois précédents, demeure une multitude de facteurs supplémentaires qui pourraient porter atteinte au tableau général. La Chine est prête à libérer des données sur la consommation et l’on s’attend à ce que l’IPC global connaisse une hausse de 1,90 % sur une base annualisée. En Europe, le Royaume-Uni est sur le point de publier un rapport sur le chômage, qui devrait témoigner d’une baisse à 5,00 % (versus 5.10 % actuellement). L’Australie va également faire part de la situation de son marché du travail. Les analystes s’attendent à ce que le nombre de créations d'emplois reste positif alors que le taux de chômage stagnerait à 5,80 %. Les États-Unis ont annoncé la parution de rapports sur le logement et sur l'inflation mais on peut d’ores et déjà prévoir la stabilité du prix à la consommation.

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audusdweeklyreview02142016