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Le Putsch raté en Turquie fait fuir les investissements

L’échec du coup d’état en Turquie menace les perspectives économiques

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Après une tentative de l’armée d’évincer le président turc Erdogan par la force, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence, en utilisant son pouvoir d’arrestation sur des dizaines de milliers de personnes. La mesure d’urgence a attiré de vives critiques en provenance de partenaires internationaux et le S & P et d’autres agences de notation ont immédiatement déclassés les perspectives d’investissement, aux dépens de la lire turque qui s’affaisse à un creux record.

La semaine dernière


Nonobstant une abondance de données économiques importantes parues tout au long de la semaine, c’est  la Turquie qui a fait les principaux titres de l’actualité après que le président turc Erdogan a déclaré l’état d’urgence pour une durée de 3 mois, ce qui accorde tous les pouvoirs à lui et aux gouverneurs régionaux. Jusqu'à présent, les pouvoirs étendus ont été utilisés pour prendre le contrôle des institutions et imposer la détention des milliers d’opposants liés au chef politique dissident Fethullah Gülen. En réponse, l’Agence de notation S & P à déclasser le statut de la dette souveraine de la Turquie. Cette mesure a attiré une forte réprimande de la part du Président Erdogan et provoqué un exode accéléré des actifs turcs. La lire a frappé un nouveau creux record contre le dollar américain et l’on s’attend à ce que la tendance persiste au point d’installer un climat de profonde incertitude financière pour la nation. De retour en Europe, la Banque Centrale Européenne a voté contre l’ajustement de la politique monétaire, laissant le taux d’intérêt et le rythme des achats d’actifs inchangé, tout en discutant de la nécessité d’un meilleur plan afin d’être en mesure de faire face à des bilans de banques alourdis par des prêts improductifs. Néanmoins, les préoccupations persistent quant à la capacité de la BCE de redresser le taux d’inflation et la remise d’actifs complémentaires adaptés au programme d’achat en cours. L’Euro est tombé à son niveau le plus bas par rapport au dollar depuis juin, soit un retour en-dessous des 1.1000. Mis à part les pertes dans l’Euro, le pétrole brut a terminé la semaine en affichant un prix significativement plus faible, malgré le rapport de l’US Energy Information Administration témoignant d’une baisse supplémentaire dans les stocks de pétrole onshore. La combinaison de l’essence stockée à un rythme accéléré combiné à la hausse du quota de forage suscite l’appréhension d’une nouvelle expansion des stocks. Dans la mesure où le stockage terrestre disponible s’épuise, la concurrence des prix parmi les principaux producteurs pourrait ressurgir et déboucher sur une perte de valeur sensible, voir même une baisse à des niveaux inférieurs de ceux de mai.

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La semaine à venir


Cette semaine, les marchés seront dominés par les données fondamentales que les principales économies à travers le monde devraient publier. Les principaux événements de la semaine en tête d’affiche sont la nature de la politique monétaire votée par le FOMC et la Banque du Japon. Alors que la Banque centrale ne devrait pas apporter de changement à sa stratégie monétaire au cours de ce mois-ci, les prochaines déclarations et conférences de presse fourniront probablement des consignes importantes. Mis à part les décisions de politique monétaire, l’autre point chaud du calendrier sera la deuxième estimation préliminaire du Produit Intérieur Brut trimestriel des économies avancées du monde entier. La lecture du PIB américain est considérée comme le plus important, avec la deuxième extension du trimestre soit de 2,60 % contre 1,10 % au premier trimestre. Le PIB anglais devrait montrer témoigner d’une certaine stabilité positive avec un taux de 0,50 % par rapport à 0,40 % au cours du trimestre précédent. Vendredi, ce sera le tour de La zone Euro et du Canada de rendre compte de leur croissance. Les résultats enregistrés par les commandes de biens durables aux USA (supposés être  positifs), ainsi que des données intéressantes sur le logement devraient elles aussi avoir une forte influence sur les marchés.

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