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La Banque du Japon emprunte des mesures d’urgences

La Banque centrale japonaise déplace ses taux d'intérêt en territoire négatif dans l’ultime espoir d’attiser l'inflation.

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La conjoncture économique maussade ainsi que les perspectives peu engageantes concernant le commerce international ont été confirmé par la décision inattendue de la Banque du Japon d’adopter des taux d'intérêt négatifs afin de garder l'inflation positive. Cette mesure suit le sillon tracé récemment par d’autres grandes banques centrales préoccupées par la menace de la déflation. Toutes sont prêtes à mettre en œuvre des stratégies destinées à stimuler les dépenses et l’investissement des capitaux des entreprises dans le développement.

Revue hebdomadaire

La Banque du Japon a jeté une pierre dans l’étang économique mondial en procédant à un assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire par le biais d’une baisse de ses taux d'intérêt de référence de 0,10 % à -0,10 %, dans l’espoir d’éviter l'influence malsaine de la déflation. Le Pays du Soleil Levant avait récemment annoncé que ses objectifs inflationnistes ne seraient pas atteints prochainement. La mesure exceptionnelle est tombée à la suite des derniers rapports import-export exprimant une chute déconcertante survenue en 2015, due à l’affaiblissement économique des principaux partenaires commerciaux du Japon. Sur l’autre rive du Pacifique, la Réserve Fédérale américaine a finalement choisi de ne pas poursuivre son plan de hausse progressive de son taux référentiel. Celui-ci stagnera donc pour le moment à 0,50 %, mais la porte demeure ouverte à une reprise de l’élan en mars, à moins que les conditions macroéconomiques viennent à se détériorer davantage. L'estimation préliminaire concernant le PIB du 4ème trimestre (0,70 %) a attesté d’un sérieux recul de la croissance qui, combiné avec les faibles dépenses enregistrées dans le secteur des biens durables, augmente les chances pour que les décisionnaires se voient forcé de faire volte-face et de retourner le cours de la tendance. La Reserve Bank of New Zealand a également publié son plan de politique économique, en faveur d’un maintien du taux d'intérêt à 2,50 %, sans pour autant renoncer à une baisse de taux dans le futur proche, dans le cas où l'inflation subirait un ralentissement conséquent au prix de l'énergie.

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usdjpyweeklyreview01312016

 La semaine à venir

Lors des sessions à venir, les marchés garderont un œil attentif sur les chiffres de la fabrication de grandes économies mondiales, avec en premier lieu, les rapports officiels Caixin sur le PMI manufacturier de la Chine. L’Allemagne, l’ensemble de l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis devraient suivre, et faire le constat d’une décélération continue ou d’une contraction soutenue, selon les régions. La Banque d'Angleterre et la Banque de Réserve australienne vont réunir sous peu leur comité d’administration afin de mettre sur pied leur stratégie monétaire, sans qu’un changement soit attendu vis-à-vis des taux, qui devraient se maintenir à 0,50 % et 2,00 % respectivement. La semaine s’achèvera sur l’annonce des chiffres de la masse salariale non agricole et du taux de chômage aux Etats-Unis. Les premières estimations prévoient la création de 210 000 emplois au cours de janvier tandis que le taux de chômage devrait conserver son pourcentage satisfaisant de 5,00 %. Mis à part les données macroéconomiques, le pétrole continuera à jouer un rôle central dans la volatilité des marchés financiers. Suite à certaines rumeurs non fondées faisant allusion d’une réunion non-officielle entre les principaux producteurs pétroliers afin d’entériner unanimement des mesures freinant la production, afin d’encourager le rétablissement des prix, l’état du volume des stocks pétroliers sera d'une importance capitale.

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eurgbpweeklyreview01312016