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L’éventualité d’un Brexit inquiète les Banques Centrales

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La semaine dernière a été pauvre en décisions monétaires et en informations capables de guider les acteurs du marché. Le référendum anglais censé décider d’une sortie du cadre de l’Union Européenne (le Brexit) ou le maintien de la coopération régional prévu pour jeudi est susceptible de susciter beaucoup de volatilité au sein des Bourses mondiales, tout en repoussant à d’autres calendes toutes décisions politiques capitales.

Revue hebdomadaire


Les Banques centrales des principales économies mondiales, dont la réserve fédérale, la Banque du Japon, de suisse et d’Angleterre ont décidé de s’abstenir de toute réforme monétaire notoire. Le référendum dramatique pour l’avenir du Royaume-Uni et l’Union Européenne programmé pour ce jeudi y est pour beaucoup. Comme prévu, la FED a laissé ses taux d’intérêt inchangés à 0,50 %. Le « Staff Economic Projections » a pourtant montré que certains membres de la Fed se montraient encore optimistes pour l’exécution de deux hausses des taux supplémentaires cette année, alors que le PIB pourrait atteindre un taux de croissance d’environ 2 % en moyenne.

La réunion de la Banque du Japon n’a aboutie à aucune décision concrète. Le gouverneur de la BoJ, Kuroda n’a pas été très généreux en détails, mais on sait cependant que le maintien de la politique présente a été voté à 8 contre 1. Le gouverneur de la BoJ a évoqué la croissance de PIB, notant que l’expansion économique se déroule à un rythme modéré mais a déclaré que l’inflation pourrait tomber à 0 %, ou même en dessous à court terme.

La Banque Nationale Suisse et la BoE ont également laissé leurs politiques inchangées. La BNS a déclaré qu’une autre baisse des taux qui s’élèvent actuellement à -0,75 %, n’était pas exclue. La BNS a également donné un avertissement clair aux marchés qu’elle surveillait étroitement le référendum Brexit et qu’elle se tenait prête à intervenir sur le marché des changes si le franc suisse venait à grimper trop rapidement lors du référendum. La première intéressée, la Banque d’Angleterre a également annoncé le maintien de ses taux à 0,50 % et a déclaré que les risques d’un vote en faveur de la séparation de l’Union européenne pourraient déclencher une crise financière non pas seulement au niveau national mais aussi global. La BoE a déjà élaboré des plans d’urgence lors de l’élaboration du référendum.

Sur le plan économique, les données du Royaume-Uni sont étrangement à la hausse la semaine dernière. Alors que l’inflation est restée modérée, le taux de chômage est tombé à 5,0 %, le plus bas en 11 ans, alors que la croissance des salaires s’accélère, en large mesure en raison des nouvelles restrictions SMIC entrée en vigueur en avril. Les ventes au détail ont également grimpées, faisant progresser la croissance à 6,0 % annualisé soit une hausse pour le deuxième mois consécutif. La valeur réelle de la livre sterling est cependant davantage dirigée par des sondages d’opinion que par des données économiques concrètes.

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La semaine à venir


Cette semaine est supposée être elle-aussi dénuée de données économiques importantes si ce n’est l’un des évènements les plus attendus de l’année, le referendum sur le Brexit, qui laisse la livre sterling et l’euro particulièrement vulnérable aux sondages d’opinion et au flux des actualités. Les actifs refuges dont l’or et le yen sont également susceptibles d’être affectés en conséquence.

La semaine à venir sera également marquée par le témoignage de la présidente de la FED, Janet Yellen, devant le Congrès américain mardi et mercredi. Les investisseurs sont à la quête d’indices qui pourraient jeter de la lumière sur les prochaines mesures prévues par la directrice de la Banque centrale américaine et ses compères de la FOMC, mais il est peu probable qu’ils obtiennent beaucoup d’informations concrètes, compte tenu de la proximité du scrutin référendaire.

Il sera cependant important de suivre le résultat du PMI flash de la zone euro et celui des commandes de biens durables aux États-Unis.

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