L'excédent commercial chinois laisse dubitatif | Alvexo™

Le redressement récent du marché des exportations et des importations de la Chine a catapulté le total des excédents du mois de décembre.

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Une amélioration modeste semble pointer à l’horizon de l’économie de Pékin due au fait d’une contraction du déficit import-export annualisé, a attribuée en grande partie à la nature accommodante des mesures mises en œuvre par la Banque centrale du pays. Toutefois les marchés financiers régionaux et les investisseurs de par le Monde restent indécis et suspicieux vis-à-vis de la soudaine réévaluation du Yuan.

Revue hebdomadaire

L'économie chinoise se trouve depuis un certain temps à l'épicentre des récentes turbulences financières globales. L’ensemble des marchés ont préférés se démarquer dans l’appréhension de retombées singulièrement nuisibles pour les actifs mondiaux. En effet, au mépris du léger rebond inattendu observé sur une base annualisée dans les secteurs des importations et des exportations, l’économie chinoise est encore sérieusement embourbée dans un territoire de contractions, sans aucun doute en raison de sa dépendance vis-à-vis des exportations qui subissent depuis plusieurs mois le poids du marasme commercial mondial. Les prochaines données portant sur le PIB sont susceptibles de confirmer le ralentissement d’une croissance chinoise qui rampe à l’un de ses plus faibles rythmes mesuré au court de ces 25 dernières années. Les marchés mondiaux des matières premières ont conclus la semaine couronnés d’un de leurs pires résultats de cette décennie, avec en particulier un taux d’évaluation du Nasdaq Composite situé au plus bas niveau de ces 14 derniers mois. Le pétrole brut demeure un des principaux responsables de la volatilité des marchés financiers, avec les repères du Brent et du West Texas Intermediate qui chutent au-dessous des 30 dollars le baril pour la première fois depuis 2003, tandis que les espaces de stockage se rapprochent du stade critique de saturation. Du coq à l’âne, la Banque d'Angleterre a voté en faveur de la poursuite de sa politique et fige son taux directeur à 0,50 %, en dépit d’une monnaie nationale en régression par rapport à ses pairs, avec par exemple, la paire GBP/USD qui s’échange à son taux le plus faible depuis 2010.

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La semaine à venir

Les principaux événements à surveiller la semaine prochaine sont tout d’abord la publication tant attendue des chiffres du Produit Intérieur Brut (PIB) de la Chine pour le quatrième trimestre et l'exercice de 2015. Les estimations actuelles supposent des chiffres en décélération et une croissance annuelle à 6,80 % contre celle de 6,90 % lors de la lecture préalable. Le PIB trimestriel qui se tenait à un taux de 1,80 % au troisième trimestre devrait révéler une expansion de seulement 1,70 % pour cette période. Cette semaine seront publiées les taux d'intérêt et d'inflation de pièces maitresses sur l’échiquier économique mondial. Le premier rapport communiqué sera celui de la Banque Centrale Européenne qui rappelons-le, a opéré une rétrogradation supplémentaire de son taux de dépôt dans des zones négatives. Les estimations populaires ne font état d’aucun changement de taux d'intérêt ou de la politique monétaire. Ce sera ensuite le tour de la Banque du Canada à annoncer sa décision quant à l’avenir de ses taux. Nonobstant les attentes pointant vers un pourcentage de 0,50 %, il y a une éventualité croissante que les taux soit réduit de 25 points de base supplémentaires pour se retrouver à un taux de 0,25 %. De nombreuses économies mondiales sont sur le point de faire publier leur index des prix à la consommation, dont le Royaume-Uni, la zone Euro et la Nouvelle Zélande mardi alors que ceux des États-Unis et du Canada sont attendus pour plus tard dans le courant de la semaine.

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