UK : L’inflation fragilisée par le déficit commercial

L’inflation positive prévue en automne pour la Grande-Bretagne remise en question par le FMI.

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Le Fonds monétaire International estime formellement qu’un résultat de referendum qui mettrait terme à l’alliance entre le Royaume-Uni et le reste de l’Union européenne pourrait nuire particulièrement à l’économie britannique. L’organisme international se risque à prévoir une contraction de 1 % à - 9 % à long terme. De surcroit, il a été précisé que l’incertitude accrue pourrait non seulement conduire à la volatilité du marché et causer du tort à la productivité, mais surtout faire chuter le volume des investissements dans l’ensemble des secteurs économiques de la Grande-Bretagne.

Revue hebdomadaire

De plus en plus d’institutions financières expriment leurs inquiétudes concernant l’impact d’un Brexit sur l’économie du Royaume-Uni. Au terme de sa réunion mensuelle, la Banque d’Angleterre a pris la décision de maintenir ses taux d’intérêt inchangés. Selon le rapport publié, l’inflation devrait reprendre le chemin de la hausse d’ici le mois de septembre pour atteindre 2,10 % en 2018, écartant l’éventualité d’une hausse des taux dans un court terme. La production industrielle et manufacturière du Royaume-Uni a enregistré une reprise mensuelle modeste de 0,10 % 0,30 % respectivement sur une base mensuelle. Vendredi, le rapport concernant la construction au Royaume-Uni a chuté de -3,60 % bien que les prévisions misaient pour une baisse de -2,80 %. Dans la Zone Euro, les quelques points positifs de cette semaine provenaient de l’Allemagne où la balance commerciale a montré un excédent de la demande étrangère. Selon les estimations se rapportant au PIB du premier trimestre, l’économie allemande a progressé à un rythme de 0,70 %, battant les prévisions de 0,60 %. La croissance du PIB dans l’Eurozone a était molle, ne s’élevant qu’à 0,50 %, contrairement aux prévisions initiales de 0,60 %. Sur une base annuelle, le PIB de l’Eurozone était à 1,50 % au premier trimestre, par rapport aux estimations précédentes de 1,60 %. La Grèce a été brièvement mentionnée dans l’actualité en raison des réformes controversées imposées par le Parlement d’Athènes sur les impôts et les retraites dans le cadre de l’accord pour débloquer les 86 milliards d’euros prévus dans le troisième stade de l’application du plan de sauvetage en faveur du pays. Une décision devrait être prise par les ministres de l’Euro le 24 mai. Aux États-Unis, les données économiques se limitaient au chiffre hebdomadaire sur chômage qui continue d’augmenter avec des demandes d’allocations s’élevant à 294 000, supérieures aux 277 000 attendues. Vendredi, le chiffre des ventes au détail étroitement surveillés ont témoigné d’un fort rebond de 1,30 %, affichant la plus grande hausse mensuelle de la consommation depuis mars 2015.

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La semaine à venir

La semaine à venir sera principalement axée autour du Royaume-Uni avec un rapport d’inflation attendu pour mardi. Les analystes prévoient le ralentissement de la croissance du CPI  avec une hausse mensuelle de 0,30 en avril % contre 0,40 % le mois précédent. Indice de référence devrait s’affaiblir à 1,40 % sur une base annuelle. Le rapport mensuel sur l’emploi de mercredi devrait afficher un taux de chômage stable à 5,10 % avec une augmentation modeste de la rémunération hebdomadaire moyenne (2,30 % hors bonus et 1,70 % avec bonus pour le premier trimestre 2016). Le rapport sur les ventes au détail sera également suivi de près, avec l’estimation d’une hausse de 0,70 % en avril, après un recul de 1,30 % en mars. Aux États-Unis, les chiffres de l’inflation en avril seront diffusés mardi et devraient afficher une croissance de l’indice des prix à 0,40 %, après une hausse de 0,10 % en mars. L’indice de référence qui exclut les aliments et l’énergie devrait rester stable à 2,20 %. Le procès-verbal de réunion du FOMC sera également disponible un jour plus tard. L’Australie rendra également compte de l’emploi mensuel avec un taux de chômage qui devrait poursuivre sa hausse en avril avec un taux de 5,80 %, après les  5,70 % de mars. La confiance en la stabilité du dollar australien continue de s’affaiblir après que la décision prise par la RBA de réduire les taux au début de mai et le manque de déterminisme affiché quant à l’évolution de l’inflation. Toutefois, un rapport sur l’emploi optimiste pourrait éventuellement stopper le déclin de l’AUD.

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